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Fête de la Musique 2010 : Retrouvez DIVING WITH ANDY à TAVERNY – Parc François Mitterand à partir de 21h !
S’il fallait résumer l’envoûtant « Sugar Sugar », deuxième album de Diving With Andy, ce serait par ces mots de la chanteuse sur Merry Dance, troisième titre du disque : « Should I ever lead you/my steps would never deceive you ». « Si je devais mener, jamais je ne vous décevrais ». L’invitation du groupe tient largement ses promesses. Diving With Andy accède ici à de nouvelles sphères : le trio français vient directement se placer dans la descendance de grands artistes anglo-saxons comme Harry Nilsson ou Margo Guryan, à la croisée des chemins entre pop baroque et folk charnel. Aucune racine française ? On pense bien sûr à Serge Gainsbourg, sauf que : Diving With Andy ne vit pas dans la nostalgie des sixties ou seventies, leur musique ambitieuse s’inscrit parfaitement dans notre époque. Leur projet ? Façonner une pop audacieuse, toujours à mi-chemin entre Paris et Londres. Le trio, aujourd’hui parisien, est composé de Juliette Paquereau (née en 1981 à Angers), Rémy Galichet (né en 1978 dans les Ardennes), et Julien Perraudeau (1978 à Challans).
(c) Franck Honoré
L’histoire du groupe est l’une de ces Greatest Stories qui composent l’album. Rémy rencontre Juliette en vacances, autour du Songbook des Beatles, qu’ils jouent et rejouent sur la plage. C’était il y a dix ans. À l’époque, Juliette écoute Future 3, Notwist, Massive Attack, elle rêve de formations trip-hop à la Elysian Fields, Portishead : 2 garçons aux machines et une fille pour la voix. De retour à Paris, Rémy, lui, rêve de Juliette repartie à Londres. Il embarque Julien (son ami du Conservatoire) dans son nouveau projet musical : une entreprise de séduction. L’idée est de composer pour Juliette, la faire revenir à travers un groupe de musique. Pour les paroles, ils font appel à John Cox, ancien partenaire de Van Morrison. Juliette, étudiante d’anglais, accepte de poser sa voix sur ces toutes premières chansons de Rémy, à Paris. Mais, très vite, elle doit rentrer. Rémy et Julien poursuivent leur entreprise et lui commandent des textes. Juliette se met à écrire des chansons : « Je devais passer par quelque chose de personnel, pour m’approprier le groupe. C’est l’anglais qui m’a appris la musique, j’en ai donc fait mon costume de scène. » Dans les allers-retours qui s’ensuivent, entre les textes de Juliette et les musiques de Rémy, échangés par email, un groupe à distance commence à voir le jour. Par le biais d’un collègue musicien, Benjamin Biolay écoute leurs morceaux ; il les encourage à en faire un premier album. L’enregistrement se fait avec une énergie innocente et spontanée, dans un esprit « musique faite dans une cuisine ». Avec la sortie de ce disque (éponyme), Diving With Andy est définitivement né. Nous sommes en 2006.
Trois ans sont passés, Diving With Andy a été sélectionné au CQFD des Inrockuptibles, lauréat du FAIR et groupe-résidant au Chabada à Angers, ils ont fait de la scène, du chemin. Juliette habite maintenant Paris, le groupe est enfin réuni, géographiquement. Musicalement aussi ; les divergences musicales sont devenues des références communes. Pour ce deuxième album, pas de guest, ni de collaborateur, Diving With Andy a fait le choix de s’auto produire, d’enregistrer en vase clos, toujours dans une logique d’artisanat minutieux, sophistiqué. Rémy et Julien jouant tous les instruments. Intitulé « Sugar Sugar » pour donner le ton sucré, ce nouvel album, encore plus que le premier, est articulé autour de la voix de Juliette : « Vous attendez que je me taise pour que la musique prenne la parole ! ». Une voix délicate et déchirante qui nous entraine dans un dancing rétro où une femme attend plus qu’une danse de son partenaire (Merry Dance), dans un film noir où tout le monde se tire dessus (Kate Weal, Johnny Call & Mr Rose), au cœur de la déclaration d’amour d’une menteuse à un daltonien (Colour-Blind) ou chez une Lolita qui se demande si elle n’a pas mis un peu trop de maquillage (Anna May). Cette ballade pop acidulée, à la fois anglaise et frenchie, aux humeurs grisâtres ou colorées, se finit au petit matin, avec les bruits d’une ville qui se lève (4’ o’clock).
« Sugar Sugar » est façonné comme un recueil de nouvelles, profondes et légères, enjouées et mélancoliques, comme un film intimiste anglais aux arrangements classieux, l’écriture de Juliette ayant tout le charme de sa voix. « Quand Rémy nous envoie ses maquettes, chacun se raconte ce qu’il voit. » Ces histoires ont donné dix splendides morceaux de pop soyeusement orchestrée, de folk délicieusement voluptueux. Juliette raconte souvent l’histoire de filles sur le départ (Nether Town), ou dans le flou (Sugar Sugar). Des filles qui, sur un malentendu, prennent le train en sens inverse (You don’t have to cry). Des chansons d’adieu : Farewell. Rémy et Julien poursuivent leur exploration musicale, inspirés par le soft-rock de Crosby, Stills, Nash & Young et des Carpenters, illuminés par le songwriting de Colin Blunstone et Caetano Veloso ; ils continuent de composer les chansons merveilleuses qui feront rester Juliette. « If you really care for me/I do believe you should think about/cutting down on pop music/cause it’s playing you tricks », leur répond l’auteur-chanteuse, en forme de clin d’œil, sur You don’t have to cry. « Vous devriez arrêter d’écouter de la Pop, car elle vous joue des tours ». Le plus beau tour que nous joue « Sugar Sugar », c’est de nous donner cette certitude : avec un tel album, on n’arrêtera jamais d’écouter de la pop.
(Tournée en cours d’élaboration, mise à jour hebdomadaire)
La presse en parle
“C’est un refrain d’été qui vient se nicher dans votre cerveau dès le printemps. C’est aussi l’une des plus jolies chansons qu’on ait entendues depuis longtemps. Juliette Paquereau (textes et voix d’enfer) et le binôme Julien Perraudeau et Rémy Galichet (multi-instrumentistes et arrangeurs haut de gamme) font solennellement leur entrée dans le club très sélect des auteurs de “perfect pop songs.” Télérama – avril 2009
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“En enrobant leur compositions de sucre et d’orchestrations luxueuses, les Français de Diving with Andy augmentent le tempo pour atteindre de nouvelles profondeurs” “Servies par un tempo plus rapide et chaleureux, les compositions du groupe continuent d’explorer l’idée d’une pop suave et langoureuse dans la lignée d’Elysian Fields mais, sans se noyer, se laissent généreusement porter par les courants d’orchestrations symphoniques qui leur donnent une allure plus ample et surtout moins prévisible.” Volume – avril 2009
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“Semblables aux confiseries écarlates qui ornent la pochette, les chansons regonflent souvent le moral à coup de shoots glycémiques, mêlant à une bonne dose de sucreries 60’s ce qu’il faut de pointes acidulées pour évite l’écoeurement… …Son savoir-faire en matière de songwriting, ses compositions élaborées avec subtilité et le dosage subtil d’arrangements de cordes et de cuivres lui permettent de se tenir à la hauteur de la confrontation recherchée avec un passé finalement pas si écrasant. Agréablement servis par la voix exquise de délicatement voilée de Juliette, le plupart des titres ici réunis finissent par s’émanciper des limites initialement étroites d’un exercice de style très joliment maîtrisé. Bien loin de perdre pied, Diving with Andy ressort avec brio de cette première plongée dans le grand bain.” Magic – avril 2009
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“Si la pomme qui fut proposé à Blanche Neige avait été celle qui trône sur la pochette de ce deuxième album de Diving with Andy, cela aurait évité bien des ennuis et lui aurait offert un moment de délectation. Croyez-en notre récente expérience et croquez ce fruit qui vous est offert… …Le moins que l’on puisse dire est que l’invitation à la rêverie est permanente et que les instrumentalisations choisies épousent parfaitement les tableaux dressés et nous embraquent Outre-Manche dans des atmosphères aux parfums vieux de quelques dizaines d’années mais joliment remis au goût du jours “ IndieRock - avril 2009
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On les avait presque oubliés, et la surprise est de taille. Le second album des Français de Diving With Andy (Juliette Paquereau, Rémy Galichet et Julien Perraudeau), aperçus il y a quelques années au hasard d’un concours CQFD, s’ouvre sur une pépite pop sucrée et ronde qui à elle seule justifie la pochette du disque (des pommes d’amour posées sur un lit de glucose). On pense aussitôt à l’exquis Sunday Morning de Margo Guryan ou au Gainsbourg de Melody Nelson : même sensualité dans la mélodie, même groove lumineux dans les basses, même façon langoureuse de raconter les jours ensoleillés des sixties – cette chanson est formidable. La suite est d’autant plus admirable que les Français ont ici choisi l’autoproduction : refrains à bascule (le remarquable Colour Blind), cuivres et cordes en pagaille – on ne s’étonnera pas d’apprendre que Rémy Galichet a signé des arrangements pour Daphné ou Vincent Delerm – et un talent pour le songwriting (Nether Town ; Kate Weal, Johnny Call & Mr Rose ; 4 O’Clock) que seuls Readymade FC ou Fugu savent cultiver en France. “Nous nous reverrons après la pluie, cher ami”, chante Juliette sur Farewell : on a hâte. Les Inrocks – juin 2009
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La scène française commence à s’intéresser sérieusement à Diving with Andy. Rendez-vous à l’Alhambra pour goûter la pop acidulée de ce trio « so british ».
Tout a commencé dans les Hautes-Alpes au bord d’un torrent, il y a dix ans. Deux adolescents venus de la France profonde, Rémy, des Ardennes, et Juliette, de Tourraine, chantent les tubes des Beatles à l’heure des premiers émois amoureux. Ils se retrouvent quelques années plus tard à Paris. Juliette Paquereau veut devenir traductrice d’anglais, elle a vécu à Londres et en Irlande, Rémy Galichet étudie au conservatoire de musique, section « son ». Le jeune homme, signe du destion, a croisé auparavant le guitariste de Van Morrison, John Cox, qui vit comme un ermite dans la grisaille ardennaise. Cox lui écrit quelques textes. Rémy propose à Juliette de les chanter. Elle a une voix rauque et veloutée.
Dans la foulée, le duo produit, avec Julien Perraudeau, musicien vendéen croisé au conservatoire, un premier album, résolument pop et sophistiqué. Succès d’estime. Benjamin Biolay les remarque. Mais les radios françaises les trouvent trop chics, trop anglais, trop loin de la variété française. Pourquoi ne ferait-ils pas comme Gainsbourg, le maître, qui allie pop anglaise et langue de Beaudelaire ? Le trio ne cède pas, poursuit sa route « so british », multiplie les concerts et fait le choix de s’autoproduire. Résolus à faire « leur musique », Julien et Rémy enregistrent dans un studio de poche d’Ivry-sur-Seine. Juliette écrit en anglais. « Nous essayons de composer des chansons qui sont comme des petites nouvelles », raconte la jeune femme. Emily Brontë version rock ? La suite : l’album « Sugar Sugar », cocktail haut de gamme aux influences multiples, Beatles, Beach Boys pour Rémy, Massiv Attack et Portishead pour Juliette, un rock plus raide pour Julien Perraudeau. « C’est le télescopage de toutes ces couleurs qui fait notre son », précise ce dernier, qui enregistre en ce moment le dernier Higelin.
Le son Diving ? Ol commence à intéresser la scène française. Alain Chamfort, Vincent Delerm ou Renan Luce font appel à Rémy Galichet pour diriger les arrangements de leurs albums. Sa marque : une passion non dissimulée pour les cordes, avec une tendance aux harmonies grinçantes. « Sugar Sugar » est un bijou qu’on peut classer dans la catégorie pop acidulée. Ou rock classieux ultramoderne, nimbé de nostalgie sixties. Serge Raffy. Nouvel Obs – juin 2009
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“C’est un refrain d’été qui vient se nicher dans votre cerveau dès le printemps. C’est aussi l’une des plus jolies chansons qu’on ait entendues depuis longtemps. Juliette Paquereau (textes et voix d’enfer) et le binôme Julien Perraudeau et Rémy Galichet (multi-instrumentistes et arrangeurs haut de gamme) font solennellement leur entrée dans le club très sélect des auteurs de “perfect pop songs.” Télérama – avril 2009
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Le coup de coeur de la rédac’.
Pourquoi? Un premier album très harmonieux veillé par Benjamin Biolay (2006) nous avait alertés sur ce trio de Parigots formé par Juliette Paquereau, Julien Perraudeau et Rémy Gallichet. Avec le deuxième, Diving with Andy s’envole.
Mais encore… Le titre du CD, Sugar Sugar, et la pochette représentant une pomme d’amour résument le côté pop très sucrée mais aussi dense et lyrique du groupe. Juliette, la voix de Diving with Andy, chuchote en anglais des ballades alcoolisées, un peu bossa, un peu folk sous influence des Beatles, de Margo Guryan et de Stina Nordenstein. Pas mal. L’Express – juin 2009
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“En enrobant leur compositions de sucre et d’orchestrations luxueuses, les Français de Diving with Andy augmentent le tempo pour atteindre de nouvelles profondeurs” “Servies par un tempo plus rapide et chaleureux, les compositions du groupe continuent d’explorer l’idée d’une pop suave et langoureuse dans la lignée d’Elysian Fields mais, sans se noyer, se laissent généreusement porter par les courants d’orchestrations symphoniques qui leur donnent une allure plus ample et surtout moins prévisible.” Volume – avril 2009
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“Semblables aux confiseries écarlates qui ornent la pochette, les chansons regonflent souvent le moral à coup de shoots glycémiques, mêlant à une bonne dose de sucreries 60’s ce qu’il faut de pointes acidulées pour évite l’écoeurement… …Son savoir-faire en matière de songwriting, ses compositions élaborées avec subtilité et le dosage subtil d’arrangements de cordes et de cuivres lui permettent de se tenir à la hauteur de la confrontation recherchée avec un passé finalement pas si écrasant. Agréablement servis par la voix exquise de délicatement voilée de Juliette, le plupart des titres ici réunis finissent par s’émanciper des limites initialement étroites d’un exercice de style très joliment maîtrisé. Bien loin de perdre pied, Diving with Andy ressort avec brio de cette première plongée dans le grand bain.” Magic – avril 2009
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Si Andy vous propose de plonger dans sa mer de douceur(s) et de tendres fantaisies musicales, dites-lui oui sans hésitation. Inutile de chercher à savoir ce dont il s’agit réellement avant de se livrer sans retenue et de s’enfoncer voluptueusement dans la (les) profondeur(s) du nouvel album de Diving with Andy : avec Sugar Sugar (disponible depuis le 6 avril sous étiquette Universal), son second effort, le trio désormais parisien - mais toujours anglophone - signe tout simplement un des disques les plus aboutis de l’année. Dix titres définitivement inclassables (surtout parce qu’on s’y refuse) en miraculeuse apesanteur - exercice de funambulisme musical d’une prodigieuse maestria.
Pour ceux qui auraient manqué la première vague, qui déferla il y a trois ans avec un premier album éponyme recelant déjà les codes du groupe, on pourrait se laisser aller à parler de pop symphonique et d’un tas d’autres coïncidences mélomanes (folk suave, jazz, soft-rock, tentation trip hop). Ce serait pourtant lisser outrageusement le caractère des créations de Diving with Andy, entre sensualité sophistiquée, sens mélodique acéré et audace acrobatique.
Phrases musicales précieuses et incisives, bridges salvateurs, aventures modales, instrumentations touffues et hybrides en équilibre parfait, refrains so catchy et transcendants… : la partition des hommes orchestres Julien Perraudeau et Rémy Galichet habille avec une sensibilité rarement entendue les textes élégants de Juliette Paquereau, la voix de Diving with Andy. Et quelle voix… ! De celles qui sont faussement paresseuses, et vraiment intenses. On ne peut évidemment s’empêcher, à l’entendre, de penser aux divas du trip hop telles Beth Gibbons (Portishead), Ambrosia Parsley (Shivaree), Sia, Björk, Nicola Hitchcock (Mandalay), Skye Edwards (ex-Morcheeba), mais aussi des grains de voix comme Shirley Manson (Garbage) ou encore (et surtout) Sarah Bettens (K’s Choice). D’aucuns pourront aussi évoquer un Syd Matters… au féminin. Un faisceau de parentés vocales qui résiste à l’épreuve de la biographie : bercée au son de Massive Attack et consorts, Juliette avait déjà en tête une aventure du type Elysian Fields avant même la naissance de Diving with Andy.
Repéré en 2006 par le rendez-vous CQFD (Ceux Qu’il Faut Découvrir) instauré par Les Inrocks - une sélection qu’avait dominée en 2004… Syd Matters, et qui braqua par la suite ses projecteurs sur Spleen, Joseph D’Anvers, Cocoon, les Naive New Beaters… -, Diving with Andy, après un coup d’essai virtuose encouragé par Benjamin Biolay, confirme avec Sugar Sugar les espoirs fondés sur ces dépositaires d’une pop intarissablement listenable. Pour Juliette, cet album, “c’est un bonbon”, comme elle l’avance dans la présentation vidéo que vous pouvez retrouver, parmi d’autres confiseries, sur le Myspace du groupe. Comprenez : c’est doux, ça peut surprendre et c’est addictif. Nous, nous piochons allègrement dans le paquet et nous nous en mettons plein les poches pour la route.
Premières de ces petites voluptés à savourer en boucle, le single-titre, Sugar Sugar, dont nous vous proposons de découvrir le très esthétique clip, inspiré, tendre et vénéneux. Dès cette entrée en matière, la cuisine (pour leur premier opus, Juliette évoquait de la “musique faite dans une cuisine”) de Diving with Andy surprend par sa générosité : riffs de guitares résonantes du type road-movie, tambourin à la mesure, violons aux phrases mélodiques imparables, piano discrètement poussé dans ses ultimes octaves, bel arrangement vocal, le tout emballé par un refrain qui est un modèle du genre (amorce, ligne mélodique, …). Ajoutez encore un bridge violonesque (sans legato) en sourdine, un canon (procédé qu’on retrouve avec bonheur sur la dernière piste (Farewell). Dans son esprit, Sugar Sugar serait en quelques sorte le pendant solaire du Goodnight Moon de Shivaree. Et “such a precious toy” pour nos tympans…
You don’t have to cry, sur un train d’enfer qui lui fait même oser enchaîner sans rupture son refrain, nous entraîne ensuite vers l’atmosphérique Merry Dance qui dissimule suavement sa tentation bossa sous un latin-jazz brushé. Coulour-blind, déclaration échappant à toute datation d’une menteuse à un daltonien, fait naître un moment très “Un homme et une femme”, avant de descendre dans la ténébreuse Nether Town : sous ses “white lilies” et autres “gentle breeze” spleenétiques, un carillon-basse et une trotteuse qui sonne en feraient la parfaite bande-son éthérée d’un Miyazaki ou d’un Sofia Coppola. Au rayon septième art, le détour par un film noir (Kate Weal, Johnny Call & Mr Rose) qui voit tout le monde se tirer dessus offre un sursaut ultra swing animé de rythmiques sud-américaines. Plus loin, les problèmes de make up d’une lolita (Anna May) se déroulent dans un univers intriguant, qui joue avec une irrévérence calculée à passer de mode majeur à mineur (et réciproquement), et à faire des enchaînements de tonalité audacieux… comme le maquillage de l’héroïne. Vient enfin l’aubade vaporeuse 4 o’clock, qui réinvite les guitares électriques de Colour-blind pour voir la ville s’éveiller, et le groupe formuler un Farewell qui sonne plus comme une promesse de retour que comme un adieu.
Tout au plus un au revoir, puisque Diving with Andy sera dès ce samedi 18 avril sur la scène de l’Alhambra, à Paris, le 21 avril au MaMA de Bourges, puis retrouvera sa résidence au Chabada d’Angers le 14 mai.
Que ceux qui n’ont jamais croqué la pomme d’amour musicale prennent date… Pure People – Avril 2009
Nouvel album !
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Tracklisting “Sugar Sugar” 01 - Sugar Sugar |
Le plus beau tour que nous joue « Sugar Sugar », c’est de nous donner cette certitude : avec un tel album, on n’arrêtera jamais d’écouter de la pop.

